Prêt immobilier et chômage, quelles sont les solutions en 2026 ?

La perspective d’acheter un logement pendant une période de chômage peut sembler décourageante. Pourtant, de nombreux ménages y parviennent encore, surtout lorsqu’un des conjoints dans le foyer détient un CDI, le graal des banques ! Les banques ne ferment pas la porte par principe : elles cherchent avant tout à comprendre votre stabilité globale et votre capacité à tenir un remboursement dans la durée.
Si vous êtes au chômage, vous n’êtes pas seul : beaucoup de personnes traversent des périodes professionnelles mouvementées, sans que cela ne les empêche d’avancer dans leur projet immobilier !
Peut-on encore obtenir un prêt immobilier en étant au chômage ?
Oui, cela reste possible en 2026. Les banques ne raisonnent plus uniquement en termes de statut professionnel : elles analysent plutôt l’équilibre financier du foyer, l’historique des comptes, la durée d’indemnisation et la cohérence du projet (1). Dans un couple où l’un est en CDI, l’autre au chômage, le revenu stable constitue un socle solide pour évaluer la capacité d’emprunt.
Elles vont notamment observer :
- la durée restante d’indemnisation (3),
- la stabilité du foyer,
- la tenue des comptes,
- le taux d’endettement prévisible,
- la logique financière du projet.
Cas concret
Prenons l’exemple de Jeanne et Léo, 34 et 36 ans.Léo est en CDI à 2 100 € net. Jeanne, en recherche d’emploi, perçoit 1 020 € d’allocations chômage, avec encore 13 mois d’indemnisation. Ils souhaitent acheter un appartement de 180 000 €. Leur banque a accepté le financement, avec un apport de 10 000 €, car :
- leur taux d’endettement restait sous les 35 % (2),
- leurs comptes étaient impeccables,
- ils ont présenté un projet cohérent et raisonnable,
- le CDI de Léo assurait une base solide.
Ce type de dossier est encore régulièrement financé aujourd’hui.
Pourquoi les banques sont frileuses mais qu'un prêt n'est pas impossible
Des revenus perçus comme instables
Les allocations chômage sont considérées comme des revenus temporaires (3). Une banque ne sait pas si elles seront remplacées par un salaire rapidement, ce qui explique une prudence naturelle. Ce n’est pas un jugement sur votre parcours : uniquement une évaluation de votre stabilité financière.
Le critère du « risque client »
Le cadre fixé par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) impose aux banques d’éviter le surendettement des ménages (2). Leur objectif est donc de s’assurer que vous pourrez rembourser votre prêt dans la durée. Avec un revenu stable dans le foyer, votre dossier gagne automatiquement en crédibilité.
Des délais de remboursement trop incertains
Un prêt immobilier s’étale souvent sur 20 à 25 ans. C’est une période longue, durant laquelle la banque doit s’assurer que vous pourrez maintenir votre stabilité financière. Le CDI du conjoint a ici un impact très positif : il constitue l’élément de confiance central dans l’analyse.
Le calcul du taux d’endettement
Le taux d’endettement maximal reste fixé à 35 % assurance comprise (2). Les banques analysent plusieurs éléments :
- les allocations chômage peuvent être intégrées totalement, partiellement, ou pas du tout,
- les contraintes du HCSF laissent peu de marge de dérogation,
- l’assurance emprunteur peut augmenter le taux final,
- chaque établissement applique ses propres règles.
Cette variabilité explique pourquoi un dossier peut être refusé dans une banque… et accepté dans une autre.
L’impact des allocations chômage
Les allocations chômage sont considérées comme des revenus de remplacement (3). Leur prise en compte reste donc variable. Cependant, un dossier bien tenu, avec une durée d’indemnisation confortable et un projet cohérent, peut tout à fait convaincre un établissement bancaire.
Ce que vous pouvez faire malgré tout pour obtenir un prêt immobilier
Bâtir un historique bancaire rassurant
Vos trois derniers relevés de compte jouent un rôle déterminant (1). Pour rassurer votre banque, vous pouvez :
- éviter les découverts,
- maîtriser les dépenses non essentielles,
- mettre en place une épargne automatique régulière,
- éviter les crédits à la consommation.
Même des améliorations modestes, mais visibles, renforcent la confiance.
Miser sur la stabilité familiale (co-emprunt)
Le co-emprunt est l’un des leviers les plus puissants. Lorsque le foyer inclut un CDI, la banque se concentre avant tout sur ce revenu stable pour évaluer la solvabilité. Le chômage du second membre n’est alors pas bloquant : il réduit simplement la part de ses revenus dans le calcul.
Lorsque les banques perçoivent un foyer soudé et stable, elles sont souvent plus ouvertes que vous ne l’imaginez !
Présenter un projet immobilier cohérent
Un projet bien calibré fait souvent la différence. Les banques observent :
- un prix d’achat en adéquation avec vos revenus,
- des charges futures raisonnables,
- un emplacement cohérent (mobilité, emploi, vie quotidienne),
- un apport même modeste.
Rédiger un court paragraphe narratif qui explique votre projet et montre que vous l’avez mûrement réfléchi peut réellement compter dans la perception de votre dossier.
Alternatives aux banques classiques
Le rôle des courtiers
Les courtiers connaissent les banques qui acceptent les profils mixtes (CDI + chômage) et celles qui ne financent jamais ces dossiers. Ils optimisent la présentation du dossier, négocient à votre place pour obtenir également le meilleur taux de crédit immobilier, et vous évitent surtout les refus successifs, souvent décourageants. C’est peut être l’un des meilleurs leviers pour ne pas perdre de temps !
Le crédit social ou associatif
Certaines structures locales ou associatives proposent des garanties, accompagnements ou dispositifs de financement destinés aux ménages fragilisés. Ces aides varient selon les régions et sont régulièrement recensées par l’ANIL (5).
La location-accession (ex : Hestia)
La location-accession, aussi appelé leasing immobilier, permet d’accéder à un logement sans attendre la fin du chômage. Ce mécanisme fonctionne en deux étapes :
- vous emménagez directement dans le logement, sans attendre votre crédit,
- vous stabilisez votre situation professionnelle avant la demande de prêt,
- vous sécurisez votre projet immobilier en étalant la transition,
- vous présentez un dossier bancaire nettement plus solide après 12 à 24 mois.
C’est une solution particulièrement adaptée aux situations temporaires et réversibles ! De plus, certaines sociétés vous proposent certains avantages, comme c’est le cas d’Hestia : vos frais de notaire offerts, ainsi qu’un accompagnement de courtage compris dans la prestation !
Le portage immobilier
Le portage permet à un investisseur de racheter le bien pour vous laisser le temps de stabiliser votre situation. Vous l’occupez immédiatement, puis vous le rachetez lorsque votre situation le permet. C’est une alternative structurante pour maintenir un projet immobilier que la banque pourrait refuser dans l’immédiat.
Conclusion
Un chômage temporaire n’annule pas vos chances d’obtenir un financement. Les banques n’évaluent pas un statut, mais un équilibre global. De nombreux ménages obtiennent encore un financement dans une configuration 1 CDI + 1 chômage, dès lors que le projet est cohérent et que les comptes sont bien tenus.
Si votre situation complique momentanément votre accès au crédit, des alternatives comme la location-accession ou l’accompagnement d’un courtier vous permettent de continuer à avancer.
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FAQ
Puis-je obtenir un prêt si mon conjoint est en CDI et moi au chômage ?
Oui. C’est même l’un des cas les plus acceptés aujourd’hui. La banque s’appuie sur le revenu stable du CDI pour construire la solvabilité du foyer (1). Votre situation temporaire n’est pas un frein définitif, et un dossier propre peut tout à fait passer.
Les allocations chômage sont-elles prises en compte comme revenus ?
Cela dépend des banques. Certaines les intègrent en totalité ou partiellement, d’autres pas du tout (3). La durée d’indemnisation restante et votre gestion financière ont ici un poids déterminant. Plus votre dossier est “propre”, plus leur prise en compte est probable.
Un apport personnel est-il indispensable ?
Pas obligatoire, mais fortement conseillé. Un apport, même modeste, montre votre capacité d’épargne et améliore la confiance de la banque. Il permet aussi de réduire le montant emprunté et donc le taux d’endettement.
Le PTZ est-il accessible si je suis au chômage ?
Oui. Le PTZ dépend des ressources, non du statut professionnel (5). Si vos revenus respectent les plafonds, vous êtes éligible, y compris en période de chômage. C’est un levier important à ne pas négliger.
Quelles alternatives si la banque refuse mon prêt ?
Plusieurs solutions existent : courtier, location-accession, portage immobilier, dispositifs sociaux. L’accès à la propriété peut parfois simplement nécessiter une étape intermédiaire. L’important est de ne pas renoncer trop vite : de vrais leviers existent pour contourner un refus initial.
Sources
(1) Service-Public.fr, 2024
(2) Economie.gouv.fr, Règles du HCSF, 2024
(3) Unédic, ARE, 2024
(4) Banque de France, Conditions de crédit, 2024
(5) ANIL, Informations logement et aides, 2024
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