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Calcul du taux d'endettement

Le taux d'endettement est la part de vos revenus nets qui rembourse vos crédits : charges mensuelles ÷ revenus nets × 100. Depuis 2022, les banques ne peuvent pas dépasser 35 %, assurance comprise, sauf pour 20 % au plus de leurs dossiers. Calculez le vôtre, avant et après votre projet.

Calculez votre taux d'endettement

Avant impôt.

Assurance comprise, comme la banque la compte.

Ajoutez si c'est votre cas
Votre taux d'endettement
Avec votre projet30 %

Sous 35 % : votre dossier passe la règle du HCSF avec de la marge.

Nouvelle mensualitéassurance comprise
1 060 €
Marge sous 35 %par mois
165 €
Reste à vivrerepère : 1 000 € seul
2 440 €
Emprunt maximum à 35 %sur 25 ans, avec vos charges actuelles
231 000 €

Estimation indicative. Revenus nets avant impôt, loyers perçus retenus à 70 %, mensualité assurance comprise comme le prévoit la règle du HCSF. Votre banque peut retenir d'autres montants.

30 % · marge 165 € par moisVoir le détail

Comment calculer votre taux d'endettement ?#

La formule tient en une ligne :

Taux d'endettement = charges mensuelles ÷ revenus nets mensuels × 100

Concrètement, vous additionnez toutes les mensualités que la banque compte (vos crédits en cours, le nouveau prêt assurance comprise, une pension alimentaire que vous versez), puis vous divisez par les revenus qu'elle retient.

Prenons une personne seule qui gagne 2 500 € nets par mois, rembourse un crédit auto de 180 € et vise une mensualité de 650 € pour son achat :

  • charges : 180 + 650 = 830 € ;
  • taux d'endettement : 830 ÷ 2 500 × 100 = 33,2 %.

Le dossier passe sous 35 %, mais de peu : il ne lui reste que 45 € par mois avant le plafond (35 % de 2 500 €, c'est 875 €).

Le taux d'endettement maximum en 2026 : la règle du HCSF#

35 % de vos revenus nets, assurance emprunteur comprise. Depuis le 1er janvier 2022, une décision du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) s'impose à toutes les banques françaises, et elle a été maintenue en 2026 :

  • 35 % au maximum des revenus nets, assurance emprunteur comprise ;
  • 25 ans au maximum pour la durée du prêt, avec une tolérance de deux ans de différé quand l'entrée dans le logement est décalée (cas du neuf ou de gros travaux) ;
  • une marge de dérogation de 20 % de la production de crédits de chaque trimestre, réservée en priorité à l'achat d'une résidence principale et aux primo-accédants.

33 % ou 35 % ?#

Vous lirez encore souvent « 33 % » : c'était l'usage des banques avant 2022, une habitude et non une règle. La norme qui compte aujourd'hui est 35 %, et elle se calcule assurance comprise, ce que beaucoup de calculettes oublient. Le HCSF parle, lui, de « taux d'effort » : c'est le même ratio, sous un autre nom.

Quels revenus et quelles charges la banque compte-t-elle ?#

ComptéPas compté
RevenusSalaires nets avant impôt, revenus d'indépendant (moyenne sur 2 à 3 ans), pensions de retraite, pension alimentaire reçue, loyers perçus (en général à 70 %)Primes exceptionnelles, heures supplémentaires irrégulières, allocations temporaires
ChargesCrédits immobiliers en cours, crédits auto, conso et renouvelables, pension alimentaire versée, loyer conservé après l'achat, le nouveau prêt assurance compriseVotre loyer actuel s'il s'arrête avec l'achat, abonnements, courses, impôts, frais de garde

Les loyers perçus sont retenus à 70 % : la banque garde une marge pour la vacance et les charges du logement loué. Certaines banques utilisent une autre méthode, dite différentielle, qui soustrait la mensualité du bien loué de ses loyers. Le résultat peut alors être un peu différent du simulateur.

Le reste à vivre, l'autre chiffre que regarde la banque#

Le reste à vivre, c'est ce qu'il vous reste chaque mois une fois toutes les mensualités payées. Pour un prêt immobilier, il n'a pas de seuil légal (le minimum fixé par la loi, le montant du RSA, ne vaut que pour les dossiers de surendettement), mais il pèse lourd dans deux cas : quand vos revenus sont modestes (35 % de 1 800 €, cela laisse peu pour vivre) et quand votre dossier frôle le plafond.

Les repères que nous utilisons dans le simulateur sont ceux que l'on rencontre le plus souvent : 1 000 € pour une personne seule, 1 500 € pour un couple, davantage avec des enfants. Votre banque peut retenir d'autres montants.

Combien emprunter selon votre salaire ?#

À 35 % d'endettement, sans autre crédit, au taux moyen d'octobre 2026 (3,58 %) et avec une assurance à 0,30 % par an :

Revenus nets par moisMensualité maximaleSur 20 ansSur 25 ans
1 800 €630 €103 000 €118 000 €
2 000 €700 €114 000 €132 000 €
2 500 €875 €143 000 €165 000 €
3 000 €1 050 €172 000 €198 000 €
3 500 €1 225 €201 000 €231 000 €
4 000 €1 400 €229 000 €264 000 €
5 000 €1 750 €287 000 €330 000 €
6 000 €2 100 €344 000 €396 000 €

Chaque crédit en cours se retranche de la mensualité maximale : avec 200 € de crédit auto sur 3 000 € de revenus, il ne reste que 850 € pour le prêt immobilier. Le simulateur fait ce calcul avec vos propres chiffres.

Trois exemples chiffrés#

Un couple avec un crédit auto#

Vous gagnez 2 600 € et votre conjoint 2 000 € nets par mois, soit 4 600 €. Vous remboursez un crédit auto de 220 €.

  • Taux d'endettement actuel : 220 ÷ 4 600 = 4,8 %.
  • Mensualité maximale à 35 % : 4 600 × 35 % − 220 = 1 390 €, assurance comprise.
  • Sur 25 ans au taux moyen d'octobre 2026, cela permet d'emprunter environ 262 000 €.

Une personne seule, juste sous le plafond#

C'est le cas du calcul plus haut : 2 500 € de revenus, 180 € de crédit auto et 650 € de mensualité visée. Le taux atteint 33,2 %. Un crédit renouvelable de plus, même de 60 € par mois, ferait passer le dossier à 35,6 %, au-dessus du plafond.

Des revenus locatifs#

Vous gagnez 3 200 € nets et louez un appartement 800 € par mois, sur lequel vous remboursez 650 €. Vous voulez acheter votre résidence principale avec une mensualité de 700 €.

  • Revenus retenus : 3 200 + 800 × 70 % = 3 760 €.
  • Charges : 650 + 700 = 1 350 €.
  • Taux d'endettement : 1 350 ÷ 3 760 = 35,9 %, au-dessus du plafond.

Si la banque comptait vos loyers en entier, vous seriez à 33,75 %. Ces 30 % de décote suffisent à faire basculer le dossier, d'où l'intérêt de faire le calcul avant de rencontrer votre banque.

Comment faire baisser votre taux d'endettement ?#

Si le simulateur vous place au-dessus de 35 %, plusieurs leviers existent :

  1. Allonger la durée du prêt, jusqu'à 25 ans : la mensualité baisse, au prix d'un coût total plus élevé.
  2. Solder un petit crédit avec votre épargne : un crédit auto de 200 € par mois qui disparaît fait souvent plus baisser votre taux que la même épargne ajoutée à votre apport.
  3. Réduire le montant emprunté, en visant un bien moins cher ou en augmentant votre apport.
  4. Emprunter à deux, si un co-emprunteur a des revenus réguliers.
  5. Attendre la fin d'un crédit, quand elle approche.

Ce dernier levier a un coût : pendant que vous attendez, les prix continuent de bouger et vous continuez de payer un loyer. C'est là que le leasing immobilier peut vous aider. Hestia achète le logement que vous avez choisi dans l'ancien, vous y emménagez comme locataire-accédant pendant 6 à 24 mois, le temps que vos crédits se terminent, puis vous le rachetez à un prix fixé dès votre entrée. Pour voir si votre situation s'y prête, lisez notre page acheter malgré des crédits en cours.

Pour aller plus loin sur l'examen de votre dossier, voyez aussi ce que la banque vérifie vraiment et notre mode d'emploi pour devenir propriétaire avec un crédit en cours.

Sources : décision D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021, modifiée par la décision D-HCSF-2023-2 du 29 juin 2023 (décisions du Haut Conseil de stabilité financière) ; règle toujours en vigueur selon le rapport annuel du HCSF de mars 2026. Taux moyen sur 25 ans : baromètre CAFPI, octobre 2026.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes : calcul du taux d'endettement

35 % de vos revenus nets, assurance emprunteur comprise. C'est la règle fixée par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), obligatoire pour les banques depuis le 1er janvier 2022 et maintenue en 2026. La même règle limite la durée du prêt à 25 ans. Les banques peuvent y déroger pour 20 % au plus des crédits qu'elles accordent chaque trimestre, en priorité pour l'achat d'une résidence principale.
Oui. Depuis la règle du HCSF, la banque compare à vos revenus la mensualité du crédit assurance comprise. Sur 200 000 € empruntés, une assurance à 0,30 % par an ajoute 50 € par mois, soit environ 1,7 point de taux d'endettement pour un revenu de 3 000 €. C'est pourquoi le simulateur l'ajoute à la mensualité.
Oui, mais rarement. Chaque banque dispose d'une marge de dérogation limitée à 20 % de ses nouveaux crédits immobiliers, et elle la réserve surtout aux achats de résidence principale, aux primo-accédants et aux dossiers qui gardent un reste à vivre confortable. Plus vous vous éloignez de 35 %, plus elle est rare : à 40 % ou au-delà, il faut des revenus élevés et un reste à vivre très large. Si votre taux dépasse 35 %, allonger la durée, solder un petit crédit ou réduire le montant sont les leviers les plus sûrs.
Le loyer que vous payez aujourd'hui ne compte pas si vous achetez votre résidence principale, puisqu'il s'arrête le jour où vous emménagez. En revanche, un loyer que vous continuez à payer après l'achat, par exemple pour un investissement locatif, s'ajoute à vos charges. Les loyers que vous percevez s'ajoutent à vos revenus, en général pour 70 % de leur montant.
Pour un prêt immobilier, il n'existe pas de seuil légal : chaque banque fixe le sien. Le seul plancher prévu par la loi concerne le surendettement, où la commission doit vous laisser au moins le montant du RSA (article L731-2 du Code de la consommation). En pratique, beaucoup de banques veulent qu'il reste au moins 1 000 € par mois à une personne seule et 1 500 € à un couple, une fois toutes les mensualités payées, et davantage avec des enfants. Le reste à vivre compte surtout pour les petits revenus et pour les dossiers proches de 35 %.
Sur 25 ans au taux moyen d'octobre 2026 (3,58 %) avec une assurance à 0,30 %, la mensualité atteint 1 060 € : il faut environ 3 030 € de revenus nets par mois, sans autre crédit, pour rester à 35 %. Sur 20 ans, la mensualité monte à 1 218 € et le revenu nécessaire à environ 3 480 €.

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